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OSTEOPATHIE en ACOUPHENOLOGIE

Dernière mise à jour : 2 nov. 2023

Bibliographie Ostéopathie maxillo-faciale et acouphènes par Laure Bortuzzo


Les acouphènes, sont nettement plus fréquents chez les patients souffrant des articulations temporo-mandibulaires (ATM) que dans la population générale.


Toutefois, près de 90 % des acouphènes sont associés à un déficit auditif, souvent méconnu par le patient, et les facteurs somesthésiques et auditifs, mais aussi neurologiques et cognitivo-émotionnels, sont intriqués dans la genèse des acouphènes. Le clinicien doit donc évaluer le rôle de ces divers facteurs chez un patient donné.


Les cliniciens prenant en charge des patients souffrant d’acouphènes souhaiteraient vivement disposer d’une classification des acouphènes selon leurs caractéristiques, orientant vers l’implication prédominante d’un facteur et, donc, vers un traitement privilégié.


Ainsi un type d’acouphène a-t-il été individualisé : les acouphènes somatosensoriels, qui sont caractérisés par leurs modulations en intensité, plus rarement en fréquence ou en latéralité, lors des mouvements de la face et du cou.



Les acouphènes somatosensoriels

Ils se différencient des autres types d’acouphènes par le fait qu‘ils sont liés à l’atteinte de la tête et du cou (système somatosensoriel) plutôt qu’à l’oreille interne (système auditif). Il n’existe pas encore de consensus quant à la définition des acouphènes somatosensoriels ». Cependant, il est généralement reconnu que ceux-ci sont causés à l’origine par un trauma à la tête ou au cou, par des manipulations dentaires ou cervicales ou même par une douleur chronique inconnue, qui modulent les interactions neurologiques entre le système auditif et le système somatosensoriel, ce qui produit des acouphènes.


Dysfonction de l'Articulation Temporo Mandibulaire (ATM) - DAM

La présence de signes de dysfonction des ATM, et les modifications acoustiques de l’acouphène lors des mouvements des ATM ou du cou, orientent vers des mesures de soulagement des tensions musculaires. Mais comme aucun traitement n’apporte à lui seul de rémission complète et immédiate chez tous les patients, une prise en charge complémentaire, pluridisciplinaire, comportant thérapie sonore et thérapie cognitivo-comportementale, est impérative et constitue la base actuelle du traitement des acouphènes.


C’est lors des efforts de déglutition que la pression exercée par la mandibule sur la mâchoire supérieure est maximale, du fait d’un effet bras de levier de la langue, surtout quand son épaisseur est excessive.


La langue a par ailleurs un rôle proprioceptif important (c’est le premier organe proprioceptif chez le nouveau-né et le nourrisson), et les afférences linguales doivent être en phase avec les autres afférences proprioceptives (ATM, vision, audition, muscles cervicaux) pour éviter la survenue de contractures réflexes des muscles de la mastication et du cou.


En conséquence, devant certains DAM rebelles, il peut être utile de solliciter l’avis de l’orthophoniste (la déglutition serait pathologique chez près de 75 % des adultes, avec persistance de la déglutition salivaire de l'enfant), afin de rechercher une interposition linguale exagérée lors des 2.500 efforts quotidiens.


Le DAM comporte surtout des dysfonctions de la musculature manducatrice (chargée de la fermeture de la bouche malgré la pesanteur), avec ou sans craquements/claquements/ blocages. Ces excès de contractures peuvent être en EMG dans les muscles temporaux et/ou masséters chez 3⁄4 des patients.


Les douleurs des DAM ne sont toutefois pas seulement la conséquence de douleurs émanant de ces muscles contractés. Les principales douleurs proviennent de l’ATM elle-même, ou de muscles plus à distance, comme les muscles cervicaux et temporaux (dans au moins 50 % des cas (4-5)), voire même ceux du rachis dorsal haut et du rachis lombaire (80 % des patients pour ces trois sites de douleurs) (4).


S’y rajoutent souvent des signes ORL (otalgies et acouphènes, avec impression parfois d’oreille pleine), d’autant plus suggestifs s’ils surviennent tôt dans l’existence, et ne sont pas associés à une baisse d’audition. Les douleurs de la gorge ou de la face sont moins fréquentes.


Le DAM concernerait 5 % des individus, deux à trois fois plus les femmes que les hommes, avec un pic vers quarante ans.



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